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Vœux 2018 aux agents

Publié le 15 janvier 2018 Thème : Agglomération

Photos de la soirée du 12 janvier 2018

Discours de M. le Président de l’Agglomération d’Agen

Mesdames et Messieurs les Vice-Présidents de l’Agglomération, Mesdames et Messieurs les Maires de l’Agglomération d’Agen, Mesdames et Messieurs les Conseillers Communautaires de l’Agglomération d’Agen, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux d’Agen, Mesdames et Messieurs les Présidents des conseils de quartier d’Agen, Mesdames et Messieurs nos anciens les retraités de l’Agglomération et de la Mairie d’Agen, Monsieur le Directeur Général des Services, cher Denis, Mesdames et Messieurs les agents territoriaux de l’administration commune d’Agen,

Année après année, cette cérémonie de présentation des vœux d’Agen s’est imposée comme la fête de celles et ceux, élus et agents territoriaux, qui font vivre l’administration commune d’Agen.

Ce soir, c’est donc la fête de la famille territoriale.

Une vraie famille, c’est d’abord une solidarité entre générations.

Je suis heureux d’accueillir au nom de mes collègues élus, nos anciens. Vous êtes chez vous à la Mairie et à l’Agglomération. En notre nom à tous, je veux vous dire le plaisir que nous avons de vous retrouver ce soir en tenue de gala « pomponnés », pour passer ensemble un bon moment.

Une vraie famille, c’est aussi une communauté où, ensemble, nous faisons mémoire de ceux qui nous ont quittés. La famille municipale a été durement secouée cette année. En 2017, nous avons vu partir bon nombre de nos anciens. J’accompagnais encore hier Roger Bolzicco, avec un grand nombre d’entre vous, dans sa dernière demeure. Mais nous savons bien que c’est la dure loi de la vie. Nous avons également perdu cette année 6 des nôtres, alors qu’ils étaient en activité dans nos services.

L’administration commune a perdu brutalement Alfred Brun, Dine Rahal, Guy Souilhé, Marie-Christine Boué, Edith Moro et Patrick Manias.

Ce soir, je sais que nous tenons tous, même si c’est une soirée de fête, mais parce que c’est la soirée de la fête de la famille municipale, à faire mémoire de nos six collègues. Pour eux, je vous demande d’observer une minute de silence pendant que leurs visages les rapprocheront de chacune et de chacun d’entre nous.

Enfin, en famille, on se dit la vérité. Parfois même, on lave son linge sale ensemble.

Dans son intervention, notre Directeur Général des Services, Denis Soliveres, a relayé toutes les questions légitimes que vous vous posez sur notre politique de relations humaines. Je t’en remercie Denis et je vais m’efforcer d’y répondre.

Ce soir, avec mes collègues Louise Cambournac et Mohammed Fellah, tous deux en charge des relations humaines à l’administration commune d’Agen, je vous dois un discours de vérité et de sincérité sur la politique de relations humaines que nous menons à la Ville et à l’Agglomération. Dans ce domaine, le premier devoir que j’ai vis-à-vis de chacune et de chacun d’entre vous, est un devoir de transparence.

Notre politique des relations humaines est forte et simple. Elle s’appuie sur trois objectifs :

1/ baisser raisonnablement les effectifs de l’administration commune d’Agen

2/ augmenter la proportion des contractuels à l’intérieur de nos effectifs, qui sont aujourd’hui très majoritairement titulaires (82% au 1er novembre 2017)

3/ mener une politique incitative pour la mobilité professionnelle au sein de l‘administration commune et fidéliser par la titularisation celles et ceux qui l’auront mérité par la qualité de leur travail.

Pour comprendre les trois objectifs de notre politique de relations humaines, il faut revenir au contrat municipal que nous avons présenté aux Agenais lors de l’élection municipale en mars 2014.

Je vous rappelle nos premiers engagements pris devant les électeurs Agenais.

Le premier d’entre eux est celui de la stabilité fiscale. Les impôts des Agnais n’ont pas augmenté depuis 15 ans. Ils n’augmenteront pas d’ici la fin du mandat en 2020.

Le second concerne la maîtrise de la dette de la collectivité. Là encore nous tiendrons cet objectif, sans pour autant renoncer à un plan d’investissement soutenu pour la Ville et l’Agglomération d’Agen.

Notre troisième engagement posait les bases d’une mutualisation des services de la Ville et de l’Agglomération d’Agen, avec le souci d’efficacité des services publics et de bonne gestion de la dépense publique. Nos collectivités ont été innovantes dans ce domaine, puisque nous avons mutualisé nos administrations dès le 1er janvier 2015. Trois ans plus tard, nous pouvons raisonnablement dire que c’est une réussite. De nombreuses collectivités partout en France s’inspirent du bel exemple agenais.

Nous pouvons donc être légitimement fiers, élus et agents territoriaux, de ce que nous avons fait ensemble.

Notre stratégie, en termes de ressources humaines, découle directement de ces trois engagements, d’abord municipaux, mais qui ont été partagés par l’Agglomération d’Agen. Je remercie mes collègues Maires de l‘Agglomération Agenaise pour cette communauté de conviction.

Puisque la grande famille de l’administration commune est réunie ce soir, je veux prendre un peu de temps, je veux faire de la pédagogie et ouvrir un échange avec vous sur les trois axes de notre politique de relations humaines.

Le premier d’entre eux, la baisse des effectifs, a été, je le sais mal vécu, mal compris et probablement d’ailleurs mal expliqué.

Comme vous, moi qui suis dans cette maison municipale depuis pas mal de temps à différents titres, j’ai connu la période insouciante où chaque départ était automatiquement remplacé.

C’était le temps « béni » des collectivités qui avaient des marges de manœuvre financières confortables.

Mais les temps ont changé. La baisse des dotations de l’Etat, les transferts de charge sont passés par là et l’équation financière de nos collectivités s’est considérablement compliquée.

Nous aurions pu, comme tant d’autres, augmenter les impôts de nos concitoyens déjà lourdement chargés fiscalement. D’autres l’ont fait. Comme je vous l’ai rappelé il y a quelques instants, nous avions pris l’engagement de nous l’interdire et nous avons la culture du respect de la parole donnée.

De même, nous aurions pu renoncer à l’ambition d’aménager notre bassin de vie en réduisant les investissements faits sur notre Ville et sur notre Agglomération, renonçant de ce fait à en faire une terre de prospérité. Je ne me résoudrai jamais à ce que l’agenais glisse peu à peu dans la précarité et dans la pauvreté.

Si nous avions emprunté ce chemin de la résignation, notre administration commune serait devenue, peu à peu, un simple guichet communal et intercommunal distribuant au jour le jour des services mécaniques sans idée, sans projet et sans ambition.

Nous avons fait un autre choix.

Celui de rester un aménageur majeur de notre petite patrie agenaise.

Et puisque nos recettes diminuaient du fait de l’Etat, du fait du Département, alors, il nous fallait bien réduire notre train de vie et notamment notre masse salariale qui est, de loin, notre premier poste de dépense de fonctionnement (à la Ville plus de 60%, et 35% à l’Agglo).

Alors oui, grâce à la mutualisation, grâce aux efforts réels mais raisonnables que vous avez consentis, nous nous sommes engagés depuis 2015 vers une diminution de nos effectifs.

Baisse progressive, maîtrisée, mais baisse réelle. Quelques chiffres, entre 2015 et 2017 notre effectif est passé de 961 personnes à 939, soit une diminution de 22 agents en 3 ans (soit 2.3%).

Reconnaissez avec moi que c’est une baisse raisonnable lorsque l’on prend en compte les effets de la mutualisation et les gains de productivité que nous avons réalisés ensemble.

J’ai pleinement conscience des efforts que vous avez consentis. Je sais que certains services ont connu des situations plus tendues que d’autres, mais je pense sincèrement que nous menons cette stratégie de baisse d’effectifs avec raison et discernement.

Comme le fait le secteur privé depuis des dizaines d’années, l’administration commune d’Agen doit intégrer la notion de productivité dans sa gestion.

Productivité ! Il est temps de dédiaboliser ce mot et de l’intégrer dans nos valeurs du service public local comme l’est depuis longtemps la qualité du service.

Je sais les allergies que déclenche ce mot pour certains d’entre vous. Je sais aussi que ce n’est pas un gros mot et que nous serions inconscients de ne pas chercher à améliorer cette fameuse productivité de nos services dans le contexte financier que nous traversons.

Je ne veux pas d’une administration recroquevillée sur elle-même. Je ne veux pas d’une administration qui sente la naphtaline. Je veux une administration moderne, résolument tournée vers l’avenir.

Nous poursuivrons donc les efforts d’investissement pour acquérir des équipements modernes qui facilitent vos conditions de travail et permettent de faire plus et mieux, en moins de temps.

Nous poursuivrons nos efforts pour accélérer la numérisation de nos services car, là aussi, il y a des gains de productivité à aller chercher.

C’est aussi à chacune et chacun d’entre vous d’être force de proposition auprès de votre hiérarchie, pour supprimer les procédures devenues inutiles, ou proposer des organisations qui permettent d’être plus efficaces. J’appelle chacune et chacun d’entre vous à l’audace en cette matière.

Cette baisse des effectifs est aussi une chance. Car maintenant dans une administration de 900 personnes il y a forcément des opportunités de carrière à saisir.

Il est fini le temps où l’on était employé dans un même service, au même poste de travail, avec les mêmes missions pendant 40 ans.

Il est fini le temps où chaque départ à la retraite était remplacé par un recrutement extérieur, bloquant ainsi toute promotion interne.

Il est fini le temps des carrières territoriales immobiles et insipides.

Le temps est venu, pour celles et ceux qui le veulent, d’avoir plusieurs vies professionnelles au sein du même bassin de vie Agenais, Agglomération et Ville d’Agen bien sûr, mais aussi les autres communes de l’Agglo.

Notre politique de ressources humaines a impulsé une dynamique vertueuse de mobilité de nos agents et de promotion interne.

Nous accompagnons d’ailleurs cette dynamique en consacrant un budget conséquent (575 000 euros par an) à la formation. Songez que pour l’année 2017, 64 d’entre vous ont fait le choix de changer de service, de découvrir un nouveau poste de travail.

Entre 2015 et 2020, c’est plus de 20%, soit près de 200 d’entre vous, qui auront profité de cette mobilité.

J’ajoute que cette dynamique vertueuse a permis et permettra encore de favoriser la promotion interne, à laquelle nous sommes très attachés et que nous encouragerons.

A de rares exceptions près, lorsqu’un poste se libère, nous trouvons en interne la collaboratrice ou le collaborateur qui peut prendre la suite.

Les exemples sont nombreux et je suis sûr que vous en avez tous en tête. Mais pour en prendre un récent, songez que 9 agents ont déposé leur candidature pour occuper le poste de Chef de service Economie.

Pourquoi irions-nous chercher ailleurs les compétences que nous avons chez nous ?

Vous pouvez être fiers de travailler dans une administration qui bouge et au sein de laquelle les agents peuvent bénéficier d’une véritable dynamique de carrière.

Le troisième étage de notre stratégie de ressources humaines, c’est la fidélisation et donc la titularisation de celles et ceux, contractuels, qui auront démontré par leurs compétences, leur implication et au final la qualité de leur travail, qu’ils méritaient d’être intégrés au sein de l’administration commune.

Je dois d’ailleurs reconnaître que c’est un domaine sur lequel j’ai changé d’avis, puisque j’étais assez hostile à la titularisation de contractuels, notamment parce que nous avions finalement peu de contractuels dans cette maison.

L’administration commune d’Agen reste très majoritairement un employeur avec des agents titulaires, environ 82% de titulaires et seulement 18% de contractuels.

Et puisque nous parlons des contractuels, laissez-moi vous dire que je n’ai pas, mais pas aimé du tout la mauvaise polémique qu’on voulut créer certains à l’occasion de ces vœux. Les agents contractuels vacataires de la Ville sont des agents à part entière de la famille territoriale. Pour des raisons de logistique, notamment de taille de cette salle, nous n’avions pas pour habitude de les inviter à la cérémonie des vœux annuelle. Et bien, nous allons changer. Dès la cérémonie de l’an prochain, nous les intègrerons à cette cérémonie en prenant le temps de modifier correctement celle-ci pour les accueillir dans les meilleures conditions.

Dans les prochaines années, il y aura d’ailleurs plus de contractuels.

Pas pour le plaisir d’avoir des contractuels.

Mais, plus prosaïquement, parce que les collectivités doivent gagner en souplesse et engager des collaborateurs contractuels chaque fois qu’elles auront des missions limitées dans le temps.

Si j’ai évolué sur la titularisation, c’est parce que j’ai beaucoup échangé et écouté à la fois notre Directeur Général des Services, mais aussi Louise et Mohammed et bien sûr nos partenaires sociaux.

Etre contractuel dans l’administration commune puis devenir titulaire, ce ne sera jamais automatique, mais c’est désormais possible pour les agents qui, de notre point de vue, sont de bons éléments et dans la mesure où la pérennité du poste qu’ils occupent est avérée.

D’ailleurs, en 2017, 6 agents ont été stagiairisés, et selon nos prévisions, 14 d’entre vous le seraient en 2018.

Les premiers résultats de notre politique de relations humaines sont probants, et ils nous permettent, sous l’impulsion de Denis et de la Direction des Relations Humaines, de redistribuer une partie des économies réalisées aux agents, notamment pour les catégories C.

Je pense au coup de pouce que nous avons donné à la prime au mérite ou à la participation à la mutuelle qui a permis à des agents qui n’étaient pas couverts, d’accéder à cette couverture pour leur santé.

D’autres chantiers sont en cours, et je tiens à te dire, cher Denis, que j’examinerai avec la plus grande attention toutes les propositions que tu me feras pour moderniser notre collectivité et améliorer les conditions de vie au travail de nos agents.

Je remercie nos partenaires sociaux avec lesquels, pour l’essentiel, nous entretenons des relations saines et constructives qui nous permettent de progresser collectivement.

Mais je ne veux pas trop « plomber » l’ambiance et il est temps, à présent, de passer à la partie festive de la soirée.

Notre service communication nous a concocté un programme original.

Ce soir, juste après la vidéo rétrospective de l’année 2017 et l’hommage que nous rendons à nos retraités et à nos médaillés, nous allons nous retrouver dans l’univers du cirque.

Pour les plus courageux, j’espère vous retrouver sur la piste de danse à partir de 23h !

Nouveauté cette année, vous avez à disposition à l’entrée, une borne photo qui vous permettra de garder de beaux souvenirs de cette soirée. Allez-y franco pour les grimaces et les sourires.

Pour la fin de soirée nous avons confié les clés du camion à un Agenais, Alexandre Barberan.

Nous comptons sur toi Alexandre pour « allumer le feu » en fin de soirée.

Pour ma part, c’est avec beaucoup de plaisir que je vais consacrer une grande partie de la soirée à venir échanger avec les uns et les autres.

En plus de 20 ans de vie municipale, j’ai la chance de connaître personnellement un grand nombre d’entre vous.

Derrière chaque visage, il y a souvent des souvenirs professionnels qui remontent.

Derrière chaque visage, il y a des bons moments, et aussi parfois des souvenirs plus difficiles.

Je connais souvent vos familles. Certains d’entre vous m’ont fait l’honneur de partager avec moi leurs projets y compris personnels.

Bref, lorsque je parle de famille municipale, ce n’est pas une simple expression, ce n’est pas une métaphore, cela traduit une réalité beaucoup plus profonde qui explique l’attachement que j’ai pour cette maison et pour toutes les personnes qui la font vivre.

Pour toutes ces raisons et avec beaucoup de sincérité, je tiens à dire ce soir à chacun d’entre vous, que je suis à votre écoute si je peux vous être utile en quoi que ce soit.

Au-delà de la santé qui est essentielle nous le savons tous, je forme le vœu que vous réalisiez les projets personnels et professionnels qui vous tiennent à cœur au cours de cette année 2018.

Je forme le vœu enfin, qu’ensemble, nous continuions à progresser en 2018.

Nous pouvons déjà être fiers, et à titre personnel je le suis, du chemin que nous avons parcouru ensemble.

Il y a encore de la place pour offrir à nos 100 000 habitants un meilleur service public.

Il y a encore de la place pour progresser et pour avoir de l’ambition pour Agen.

Cette ambition-là, nous ne la réaliserons pas à 31 maires.

Cette ambition-là, elle doit être portée par les 960 agents de notre administration commune, ainsi que par les 100 000 habitants de l’Agglomération d’Agen.

Je forme donc le vœu qu’ensemble nous portions cette ambition raisonnable pour Agen.

Très bonne soirée. Très bonne année 2018. Je vous remercie.

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